Editorial

Chers(es) collègues, chers(es) bénéficiaires,

Depuis plusieurs mois, le pays connaît de grandes mobilisations interprofessionnelles.

Les salariés du Public, mais aussi du Privé, actifs comme retraités, font le constat que la politique menée depuis bientôt un an par le Gouvernement Macron-Philippe n’apporte que destruction des droits sociaux et précarité des salariés, des privés d’emploi et des étudiants.

Loin des promesses présidentielles d’augmentation du pouvoir d’achat des français, seules les entreprises du CAC 40 engrangent des bénéfices et offrent des dividendes records aux actionnaires sans redistribution des richesses créées pour les salariés.

Pire que ça, la baisse des cotisations sociales solidaires est remplacée par de l’imposition supplémentaire à travers la CSG qui impacte directement les plus précaires et notamment les retraités, veufs et veuves.

Aujourd’hui, le gouvernement s’attaque directement aux cheminots, à leur statut et au service public des transports ferroviaires. Malgré les nombreux échecs de privatisations des transports ferrés en Europe, l’état a décidé d’introduire le libéralisme et de faire éclater la SNCF en modifiant son statut juridique en société anonyme.

Au sein de nos Industries Electrique et Gazière, c’est le même constat. La volonté gouvernementale de libéralisation du marché de l’énergie se concrétise à travers l’ouverture à la concurrence des concessions hydrauliques. Alors que des pays européens ont protégé leurs centrales et leur sécurité d’approvisionnement en renouvelant leurs concessions aux opérateurs historiques, l’état français a même prévu de limiter le droit de répondre aux appels d’offre pour EDF !

Pour les salariés de la Branche, c’est l’austérité qui domine aussi : salaires en berne, intéressement en baisse, diminution des taux d’avancement et de promotion… Les projets industriels des employeurs comme les plans à moyen terme font craindre le pire pour l’avenir des entreprises et de l’emploi, notamment à Enédis où toute notion de service public est abandonnée au profit de la rentabilité et de la remontée des bénéfices à la maison mère.

Du côté de notre protection sociale aussi l’état et les employeurs souhaitent mettre en place une cure d’austérité malgré les excédents de la CAMIEG qui pourraient permettre de répondre aux besoins d’amélioration de remboursements pour les assurés.

Malgré toutes ces attaques contre le monde du travail et toutes les difficultés que les salariés rencontrent aujourd’hui, nous devons nous souvenir que nos droits sociaux n’ont jamais été offerts par les employeurs ou l’état. Plusieurs générations de travailleurs se sont battues pour les conquérir.

C’est à nous aujourd’hui de les défendre en rappelant aux politiciens que ce sont les salariés qui créent les richesses de la Nation et que nous voulons maintenir les valeurs de solidarité et de justice qui ont façonné notre société.

Les moyens existent, nous ne devons pas en douter !

A nous de créer une société du 21e siècle égalitaire et solidaire loin de l’individualisme libéral.

Le Président de la CMCAS

Olivier LAHITTE

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